Sécurité
Cette page dit ce que nous protégeons, comment, et ce que nous ne protégeons pas. Le second
point compte autant que le premier : une promesse de sécurité sans limites énoncées n'est pas une
promesse, c'est un argument de vente.
Elle est écrite pour être lue, pas pour être opposée en cas de litige. Si un passage vous paraît
obscur, écrivez à security@veritext.fr — nous le récrirons.
Les trois modes, et ce que le serveur voit dans chacun
Veritext traite vos textes de trois façons. Elles n'offrent pas les mêmes garanties, et
l'interface vous dit toujours laquelle est en cours.
Vérification locale — le serveur ne reçoit rien
Le modèle d'analyse est téléchargé une fois dans votre navigateur et y reste en cache. Votre
texte est analysé sur votre machine. Ni le texte, ni le score, ni la moindre statistique ne
nous parviennent.
Ce que nous voyons : rien. Vous pouvez couper votre connexion après le premier chargement,
la vérification continue de fonctionner.
Traitement éphémère — le texte n'existe qu'en mémoire, quelques secondes
Pour la réécriture et la vérification en « mode précision », le calcul doit avoir lieu chez nous.
Votre texte est alors chiffré dans votre navigateur, avec une clé négociée directement avec le
processus de traitement. Il traverse notre infrastructure sous forme chiffrée, n'est déchiffré
que dans la mémoire vive d'un processus isolé, et les tampons sont effacés à la fin.
Ce que nous voyons : la taille des données chiffrées et, à la fin, un nombre de mots — celui
qui sert à la facturation. Pas le texte, pas son sujet, pas sa langue.
C'est une garantie technique et organisationnelle, pas mathématique. Nous ne disposons pas
d'enclave matérielle. Un attaquant qui prendrait le contrôle du serveur au moment exact d'un
traitement pourrait lire le texte en cours. Nous le disons parce que c'est vrai, et parce que
prétendre le contraire serait mensonger.
Stockage — nous ne pouvons pas relire votre historique
Vos documents sont chiffrés dans votre navigateur avant tout envoi, avec une clé dérivée de
votre mot de passe. Nous ne stockons que des blocs illisibles.
Ce que nous voyons : des octets opaques, leur taille et leur date. Pas les titres, pas le
contenu. Une copie complète de nos serveurs et de nos sauvegardes ne donnerait rien sans votre
mot de passe.
Comment vos clés sont construites
Votre mot de passe ne quitte jamais votre navigateur. Il sert à dériver, sur votre machine :
- une preuve d'authentification, la seule chose que nous recevons — et dont nous ne
conservons qu'une empreinte ;
- une clé de chiffrement, qui ne nous est jamais transmise.
La dérivation utilise Argon2id (64 Mio de mémoire, 3 passes, 4 fils) : elle est volontairement
lente et coûteuse en mémoire, pour qu'une attaque par dictionnaire sur un mot de passe volé reste
hors de portée. Les documents sont chiffrés en AES-256-GCM.
Ces choix, leurs paramètres exacts et leurs vecteurs de test sont publics :
packages/crypto. Les deux implémentations — navigateur et serveur —
sont vérifiées l'une contre l'autre à chaque modification.
Ce que nous ne garantissons pas
Un mot de passe perdu sans kit de récupération rend votre historique définitivement
irrécupérable. Nous ne pouvons pas le restaurer : c'est la contrepartie exacte de « nous ne
pouvons pas le lire ». Le kit de 24 mots vous est montré une fois, à l'inscription. Conservez-le.
La sécurité dépend de l'intégrité du code livré à votre navigateur. C'est vrai de tout service
chiffré de bout en bout sur le web, y compris des plus réputés. Nos correctifs : politique de
sécurité de contenu stricte, publication du code source, et builds reproductibles dont les
empreintes sont publiées — n'importe qui peut vérifier que le code servi est bien celui publié.
Notre site est servi par un serveur mutualisé. Le certificat TLS de veritext.fr est terminé
sur un serveur qui héberge d'autres services. Votre contenu reste protégé quoi qu'il arrive —
il est chiffré de bout en bout jusqu'au processus de traitement — mais le code de l'application
vous est livré par cette machine. Les empreintes publiées ci-dessus existent précisément pour que
vous n'ayez pas à nous croire sur parole.
Nous n'avons pas de protection contre les attaques par saturation. Une attaque en déni de
service peut rendre Veritext injoignable. Aucune donnée n'est en jeu ; c'est la disponibilité qui
l'est.
Nous sommes hébergés sur un site unique, en France. Pas de redondance géographique à ce jour.
Nos sauvegardes sont chiffrées et conservées en deux endroits distincts, tous deux en France.
Aucun détecteur de texte généré par IA n'est fiable à 100 % — ni le nôtre, ni aucun autre.
Nos scores sont des indices probabilistes accompagnés d'un intervalle de confiance. Ils ne
constituent jamais une preuve, et ne doivent jamais fonder à eux seuls une décision concernant
une personne. Nous publions nos taux de faux positifs par domaine.
Où sont vos données
|
|
| Serveurs |
France, matériel que nous exploitons nous-mêmes |
| Sauvegardes |
France, deux emplacements, chiffrées |
| Paiement |
Stripe — reçoit votre identité de facturation et le nombre de mots traités. Jamais votre contenu. C'est notre seule dépendance hors de France, et elle est documentée |
| E-mail |
Brevo, société française |
| Analyse d'audience |
Auto-hébergée, sans cookie, sans identifiant individuel |
Nous ne plaçons aucun traceur tiers. Il n'y a donc pas de bandeau à accepter.
Signaler une faille
security@veritext.fr — voir aussi /.well-known/security.txt.
Nous nous engageons à accuser réception sous 72 heures, à ne poursuivre personne pour une
recherche menée de bonne foi sans dégradation ni accès à des données de tiers, et à créditer
publiquement toute personne qui le souhaite.
Journal des changements de cette page
| Date |
Changement |
| 2026-09-12 |
Première version. Ajout de la mention du serveur mutualisé et de l'absence de protection anti-saturation, constatées à la mise en service. |